Les élections législatives du 13 juin 2010

Seneffe, bureau de dépouillement 13 A. Ecole libre de Seneffe, Rue du Miroir à 7180 Seneffe.

Ce sera le dernier usage de l’Urne Virtuelle I sous Access.
En 2012, le logiciel sera intégralement réécrit en PHP pour fonctionner sur le web.
La version utilisée ici est désormais abandonnée. Un logiciel est comme un avion: S’il n’avance pas, il tombe !

Le fichier de chargement des candidats. Ce fichier permet de paramétrer préalablement l’Urne Virtuelle, disponible ici

Bilan de la troisième utilisation de l’Urne Virtuelle

Cliquez sur chaque image pour l’ouvrir en haute définition.

La technique est maintenant bien rôdée :
Une longue table face à un écran.

Un vidéoprojecteur pour permettre aux témoins et assesseurs de contrôler l’encodage en direct.
Le vidéoprojecteur, c’est du luxe. Un simple écran suffirait amplement.

Le bureau est opérationnel

Chacun reste assis. Seuls les bulletins de vote glissent de gauche à droite.

Chacun son rôle:

  1. Le premier assesseur numérote les bulletins
  2. Le second vérifie s’il est valide, blanc ou nul, en accord avec le reste du bureau.
  3. Le troisième le lit à haute voix, sous la surveillance de ses deux voisins.
  4. Le quatrième l’empile sur le tas de sortie.

Le numéro de contrôle est essentiel:
Il permet de s’assurer de la parfaite adéquation entre le bulletin papier et son équivalent électronique enregistré dans la base de données.

Bien que l’interface de l’Urne Virtuelle de 2010 soit sensiblement identique à celle de 2009, elle contient une petite modification qui a permis un progrès considérable:
Une jauge décroissante qui indique le nombre de bulletins restant à encoder pour l’urne en cours d’encodage.

Lorsqu’il reste moins de 100 bulletins à encoder, un voyant signale qu’il est temps de déballer les bulletins de vote de l’urne suivante.
Quelques volontaires quittent alors leur siège pour déballer les bulletins sur une table séparée, les déplier et les mettre à plat.
Le bureau de l’institutrice fera office de table de dépliage.

Avec une cadence moyenne soutenue d’un bulletin toutes les huit secondes, cent bulletins représentent moins d’un quart d’heure.
Ainsi, dès le dernier bulletin de l’urne précédente encodé, on enchaîne directement le premier bulletin de la suivante, sans perte de temps.

En conséquence:

  • notre cadence en 2010 était de 467 bulletins par heure,
  • contre 400 en 2009.

Soit une accélération de 16%, grâce à l’idée de la table de dépliage en parallèle.

L’Urne Virtuelle, après l’encodage du dernier bulletin.

Ce gain de temps de 16 % aura des conséquences positives considérables:
Car une fois les PV de dépouillement rédigés, il faut aller les déposer à la Justice de Paix toute proche,
et y prendre sa place dans la file d’attente d’encodage des PV de dépouillement.
L’opérateur les encode sur un formulaire online, et les envoit (submit) au serveur du Ministère de l’Intérieur.
L’encodage d’un bureau de dépouillement dure environ un quart d’heure.

Chaque bureau attend son tour dans la file d’attente.
Tant que les résultats n’ont pas été acceptés, les membres du bureau sont tenus de rester présents, pour un éventuel re-comptage en cas d’erreur.
Cette obligation est valable pour nous aussi, bien que l’Urne Virtuelle contienne des procédures de détection d’erreurs qui garantissent une balance carrée exacte.

Le premier qui dépose son PV est libéré dans le quart d’heure qui suit.
Le dernier attend son feu vert jusqu’à parfois plus d’une heure du matin.
Le bureau de dépouillement 13A a été dissout, après acceptation des résultats par le greffe, vers 20:00 environ.

Alors qu’en 2007, dans des circonstances plutôt chaotiques, tout s’était terminé vers 01:30 du matin.
Cette fois, c’était beaucoup plus cool: biscuits, jus de fruits et chocolat pour tout le monde.
Une cadence d’encodage accrue de 16%, notre PV déposé dans les premiers.
Cinq heures et demie de gagnées au final.

Remercions au passage le Juge de Paix, qui a la gentillesse de nous offrir un local qui ne soit pas occuppé au préalable par un bureau de vote, dont aurait fallu attendre la clôture et l’abandon des lieux pour installer le matériel.
Un local isolé, où nous avons pu parler à haute voix, sans perturber les autres bureaux de dépouillement.

L’Urne Virtuelle: du travail rapide, efficace, agréable et sans erreur.

Avec une pensée toute émue pour ♥mon Papa♥, qui m’a toujours soutenu et encouragé jusqu’au bout dans mes défis, même les plus fous.
Il avait pris les photos de juin 2009, puis nous a quitté en ce triste jour de novembre.

L’Urne Virtuelle le passionnait autant que moi.
Puisse-t’il, de là-haut, se réjouir de l’évolution du projet.

Jean Mascart, mon Papa.