La Terre vue de la Lune

Vous êtes sur le Lune, près de son pôle nord, sur la face visible, dans la Mare Frigoris.

Vous regardez en permanence vers la Terre.

Ce graphe, inspiré du Panorama, fait évoluer l’utilisateur dans un environnement 3D.

La Terre est transpercée verticalement par l’axe des pôles, et horizontalement par la ligne des nœuds.
L’axe des pôles permet de voir les saisons solaires et lunaires.

La ligne des nœuds est par définition à la fois dans le plan de l’orbite lunaire et dans le plan de l’écliptique.
La Lune la franchit deux fois par lunaison.

Tout comme dans le Panorama, le plan de l’écliptique est représenté par des lignes de visée rouges.
Par commodité, le graphe n’en représente que cinq :

Toutes ont pour origine le Soleil.

Par rapport à l’image précédente, nous venons de passer le nœud descendant.
Nous voyons donc l’écliptique au-dessus de nous.

Lors de la Nouvelle Lune, le graphe matérialise l’ombre de la Terre par une tache sombre.
Ce qui est une pure fiction, car pour visionner une ombre, il faut un support solide, une surface de projection qui n’existe pas dans l’espace …

Lors d’une éclipse lunaire, l’observateur lunaire voit le Soleil passer derrière la Terre.
Une éclipse lunaire est une éclipse de Soleil sur la Lune.

… sauf en cas d’éclipse solaire.
La Terre sert de surface de projection à l’ombre de la Lune.

Aux phases proches de la Nouvelle Lune, les lasers de l’écliptique sont dirigés vers le Soleil, qui est derrière l’observateur.

Dans ce cas de figure, le Soleil n’est évidemment pas représenté, ce qui, dans le cas contraire, laisserait à penser que le Soleil passerait entre la Terre et la Lune !

Ce graphe fut un des plus compliqués à mettre au point,
de par le nombre de variables qu’il met en œuvre, comme pour les perspectives qu’il implique de gérer.
Mais un des plus passionnants aussi, pour le rendu 3D.

La Lune monte et descend au-dessus de l’écliptique comme un dauphin lancé à pleine vitesse, qui bondit au-dessus de la surface de l’eau pour y replonger ensuite, au nœud descendant.


Le diamètre de la Terre varie en fonction de la proximité de la Lune au périgée.
Car si la Lune est plus grosse et proche au périgée, l’inverse est vrai aussi:
La Terre vue de la Lune est aussi plus grosse et plus proche au périgée.

L’idéal est de regarder ce graphe en parallèle avec le Panorama.
Voilà pourquoi, lorsqu’on en demande l’affichage, le Panorama est spontanément affiché en haut à droite.

Remarque à propos des éclipses:

Le diamètre de la Terre est considérablement grossi pour une meilleure visibilité.
La Terre risque donc d’intercepter l’ombre de la Lune, même lorsqu’il n’y a pas d’éclipse solaire.

La Terre et la Lune, distance et diamètres à l’échelle

Pour être crédible du point de vue des éclipses, ce graphe aurait du représenter les diamètres et les distances à l’échelle.
La Terre serait beaucoup trop petite.

Le graphe de la Terre risque donc de générer de fausses éclipses.
Bien que les dimensions soient exagérées, les principes d’une éclipse n’en demeurent pas moins respectés.

Pour refléter les mouvements de la Lune de part et d’autre de l’écliptique, il a fallu programmer une orbite apparente du Soleil autour de la Terre relativement complexe en forme de 8 couché dont le centre ce déplace au gré du nœud, qui se déplace lui-même verticalement.
De ce fait, l’angle que forme la direction du Soleil (lignes rouges) avec la ligne des noeuds n’est pas toujours exact.
Ici, le Soleil semble encore à gauche de la ligne des noeuds, alors qu’elle pointe exactement vers lui dans le Panorama.
Certains petits écarts par rapport à la réalité sont possibles, mais dans l’ensemble, ce graphe est globalement réaliste.