Les marées crustales

Les marées ne modifient pas seulement le niveau des mers et océans.
La Terre entière se déforme sous leur influence, y compris la croûte terrestre.

Cette déformation s’appelle les marées crustales (latin: crusta, la croûte).
Leur amplitude est d’environ 40 centimètres.
Elles se constatent dans les puits très profonds, dont le niveau de l’eau descend lorsque la croûte terrestre monte à marée haute et réciproquement.
Bien que très discrètes, les marées crustales déploient une énergie considérable.

  1. Ce sont elles qui ont notamment synchronisé la rotation de la Lune sur sa période de révolution.
    A ses origines, la Lune tournait certainement plus vite sur elle-même.
    Les marées l’ont tellement ralentie qu’elle présente toujours la même face à la Terre.
  2. En déformant l’écorce terrestre, les marées crustales peuvent faire craquer les points des lignes de failles qui ont accumulé le plus de tension au fil de la tectonique des plaques.
    Elles seraient en sorte le détonateur des séismes, dont la dérive des continents est le moteur.
    Il ne s’agit pour l’instant que d’une hypothèse controversée.

Le passage de la pleine ou nouvelle Lune au périgée renforce l’attraction de la marée de vives eaux, au point d’avoir programmé un voyant rouge dans le simulateur signalant le risque sismique accru dans ce cas de figure.
Il serait cependant difficile d’affirmer que la super pleine Lune du 19 mars a provoqué le séisme au Japon quatre jours plus tôt.
Mais le lent déplacement du périgée lunaire fait que les pleines lunes précédentes étaient déjà proches du périgée.
Ce raisonnement vaut aussi pour la nouvelle Lune, équivalente à la pleine du point de vue gravitationnel.
Sans oser m’avancer plus loin, je déconseillerais les voyages :

lorsque le voyant sismique du simulateur est allumé, ou, dans une moindre mesure, lorsque le périgée est dans l’alignement Terre-Lune.

A l’instar des fenêtres d’éclipses induites par la ligne des noeuds, le périgée aligné sur l’axe Terre-Soleil induirait des fenêtres sismiques, qui ne sont actuellement qu’une hypothèse à vérifier.

Contentons-nous donc de constater que la fenêtre sismique était ouverte:

Le 20 juin 1990, lors du tremblement de terre d’Iran, la Lune était exactement au périgée, mais 30° avant la nouvelle Lune.

La fenêtre sismique est une pure supposition, un indice et non une preuve.